Il ne s’agit pas de choisir entre modernisation aéroportuaire et bien-être des riverains : il s’agit enfin de les penser ensemble.

« La santé des riverains de l’aéroport ne peut être la variable d’ajustement d’un modèle de développement économique qui ignore ses externalités sociales. »

C’est en ces termes que le représentant de l’association Bien Vivre aux Pennes-Mirabeau, membre du collectif Mistral, a clos son intervention lors de la deuxième réunion publique organisée par le Sous-Préfet d’Istres, ce 1er juillet, dans le cadre de l’étude d’impact liée à l’approche dite « équilibrée ».

L’objectif affiché de cette réunion : présenter trois scénarios de restrictions des vols nocturnes, alors même que ces derniers continuent de dégrader la qualité de vie et la santé de nombreux habitants. Or, aucun des scénarios proposés n’envisage une interdiction effective des vols entre 22h et 6h — une revendication pourtant constante depuis 2023 de la part des résidents directement exposés aux nuisances sonores.

Face à ce simulacre de concertation, les associations membres de Mistral ont quitté la réunion. Un geste fort, à la hauteur du sentiment d’être une fois de plus écartées des décisions qui les concernent directement.

Avec l’équipe Ensemble Pour les Pennes-Mirabeau, nous affirmons notre soutien plein et entier à Mistral et à ses associations membres. Nous appelons l’ensemble des acteurs politiques à sortir de l’ambiguïté : la question des vols de nuit n’est pas un arbitrage technique, mais un enjeu de santé publique. Il est urgent de définir des plages horaires d’interdiction de vol la nuit, compatibles avec l’activité économique de la plateforme, mais surtout respectueuses du droit fondamental des habitants à vivre dans un environnement sain.

Cela se fait dans des aéroports comme Paris Orly, Nantes, Strasbourg, Toulouse…pour quoi ces restrictions ne seraient-elles pas mises en œuvre sur Marseille-Marignane ?

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